Résumé
Voici la seconde étape du périple entamé dans Ontologie I. L'agencement du monde. Au sortir du premier volume, nous savons ce qu'est une chose, sa substance et ses propriétés ; ce qui distingue la possibilité réelle de la possibilité conceptuelle ; comment l'actuel et le potentiel se définissent par la licéité, c'est-à-dire grâce aux lois, elles-mêmes des propriétés mutuelles particulières ; comment toutes les choses changent, de manière déterministe, stochastique ou hybride, selon ces lois ; comment décrire ce changement par l'approche de l'espace d'état ; et comment les choses et leurs relations spatiotemporelles constituent l'espace-temps. Ces concepts et bien d'autres ont été élucidés de manière exacte, c'est-à-dire formelle et conforme aux connaissances scientifiques contemporaines. Que le lecteur n'ayant pas lu Ontologie I se rassure : comme le précise Mario Bunge dans sa présentation, le présent volume peut « être lu séparément sous réserve d'accepter les notions fondamentales qui ont été analysées et systématisées dans le premier volume ». Le système ontologique bâti dans Ontologie I a une vocation générale et constitue le socle sur lequel s'appuient les étages supérieurs (ou, dans le vocabulaire du présent ouvrage, les « niveaux ontiques ») de l'ontologie bungéenne. Après avoir exploré le territoire ontologique de la physique dans le volume précédent, c'est donc vers les rivages de la chimie (La chimie est-elle une simple branche de la physique ou autre chose ? Quelles sont les briques chimiques fondamentales de la vie ?), de la biologie (Qu'est-ce que la vie, la mort, la santé, la maladie, l'évolution, l'adaptation, le progrès biologique ?), de la psychologie (Qu'est-ce que l'esprit, la pensée, la mémoire, la conscience, la volonté, le libre arbitre ?) et de la sociologie (Qu'est-ce qu'une société, une institution, une nation ? Quelles sont les structures sociales fondamentales ? Qu'est-ce que le travail ?) que Mario Bunge nous invite à poursuivre notre réflexion ontologique.